| RUE D'OR |
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Tronçon de la voie agricole
romaine longeant le flanc de la vallée de la Senne (voir "Diverticulum"),
la rue d'Or prenait cours au carrefour des rues de Ruysbroeck, de
l'Empereur et de l'Hôpital (place de la Justice) et conduisait
à la Steenpoort, sous laquelle il fallait passer jadis pour
atteindre la rue Haute et sa léproserie hors de la première
enceinte. Jean d'OSTA |
| DIVERTICULUM |
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Nom latin du plus ancien chemin de Bruxelles. Cette
voie romaine, construite pour les transports agricoles quelque dix
siècles avant la naissance de la ville, courait à mi-côte
sur le versant oriental de la vallée de la Senne. Jean d'OSTA |
| RUE DE LA PAILLE |
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Elle doit son nom au marché à la paille
et au foin qui se tenait autrefois à proximité. Georges RENOY |
| RUE DE RUYSBROECK |
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En 1598, les Jésuites s'installent sur l'emplacement
qu'occupe aujourd'hui la RTT. Georges RENOY |
| LE QUARTIER SAINT-MICHEL |
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Il n'y a pas à se le dissimuler, notre quartier
se bâtit et se peuple. On trace de nouvelles rues, de grands
travaux de remblai ont été exécutés à
la jonction de la rue André Fauchille et de la rue Charles
Legrelle et celle-ci a été prolongée jusqu'à
l'avenue Verte. Revue Saint-Michel,1909 |
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SALVO - D - N - PIO - X - PONT
- MAX
REGNANTE BELGARVM PRINCIPE LEOPOLDO II MODERANTE COLLEGIVM SCI MICHAELIS EDMVNDO LEROY TEMPLVM HOC DEO OMNIPOTENTI SACRVM IN HONOREM SCI IOHANNIS BERCHMANS A SOLO INCHOATVM EST AVSPICALEM LAPIDEM IECIT REVERENDISSIMVS IN CHRISTO PATER AC DOMINVS IOHANNES TACCI ARCHIEPISCOPVS NICAENVS XIII KAL AUG A D MCMVIII l PREMONT DESCRIPSIT - l VANDE VREN MOLITVS EST |
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DNI - N - PII - PONT - MAX -
ANNO - IX
ALBERTI REGIS BELGARVM ANNO III MODERANTE COLLEGIVM SCI MICHAELIS EDMVNDO LEROY HANC AEDEM OMNIPOTENTIS DEI NVMINE IN HONOREM SCI IOHANNIS BERCHMANS ERECTAM REVERENDISSIMVS IN CHRISTO PATER AC DOMINVS IOSEPHVS VAN REETH SI EPISCOPVS GALLENSIS VII ID IVL A D MCMXII SOLLEMNIBVS CAERIMONIIS DEDICAVIT |
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| L'INFIRMERIE |
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Au premier étage, "une vaste
infirmerie, dit M. Tardieu, prévoit pas mal de malades dans
un établissement qui compte à l'heure actuelle cinq
cents élèves. Au bout, une salle pour les convalescents,
qu' on a choisie particulièrement gaie et d'où l'on
voit les soldats de toutes armes défiler sur le boulevard Militaire.
Égayer les malades, voilà à quoi l'on n'a jamais
songé à l'École Militaire". Et M. Tardieu
dit vrai: il y a tant de jour dans cette salle, qu'on s'y croirait
dehors en plein boulevard. Revue Saint-Michel |
| LE DEUXIEME ETAGE |
| C'est la cité du sommeil. Nous pénétrons
dans le grand dortoir; il s'étend sur toute la largeur du nouveau
bâtiment et couvre une superficie de 1000 mètres carrés;
la voûte s' inclinant au-dessus des fenêtres monte jusqu'à
18 mètres, ce qui donne environ 8000 mètres cubes d'air.
Il contient cent vingt alcôves divisées en trois groupes;
chaque alcôve, fermée par une porte à carreaux diamantées,
comprend: lit, lavabo à tablette de marbre, armoire. Au-dessus du corridor (de la porterie du 26) s'étend le dortoir des grands; cinquante chambrettes s'ouvrent le long du corridor. Du second étage, la vue est admirable; à l'ouest, apparaît la ville noyée dans un léger brouillard, où s'estompent le dôme du Palais de Justice et les clochers des faubourgs lointains. A l'est, le terrain descend brusquement, puis monte lentement jusqu'à la ligne sombre de la forêt de Soignes. |
| LA PROPRIETE |
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Les six hectares qu'elle comprend forment deux plateaux
d'altitudes différentes. Revue Saint-Michel |
| LE BASSIN DE NATATION |
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Une rampe de gazon nous amène dans le pays des
hauteurs, où montées et descentes se croisent en tous
sens au milieu des nappes d'herbe et de fleurs; des arbres disséminés
dans la Suisse en miniature s'apprêtent à donner de l'ombre
à nos arrière-petits- fils. Et dans ce site enchanteur,
voici le rêve si longtemps attendu des pensionnaires comme des
externes, le bassin de natation, dont la forme rappelle assez celle
d'un immense concombre et qui est aménagé selon toutes
les règles de l'art. Revue Saint-Michel |
| LES ETUDES |
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Les études sont sur le vieux modèle classique,
vastes, hautes, longues et larges. Trois longues théories de
bancs, une chaire plus ou moins romane, et tout le long des murs un
cordon de chapeaux et de vêtements de toutes sortes, de quoi
monter d'emblée une boutique de fripier. Mais le cachet particulier
d'une étude se trouve dans le collégien. Il faudrait
en parcourir les différents types, depuis le gosse à
trois pieds deux pouces jusqu 1 au potache dégingandé. Revue Saint-Michel, juin 1906 |
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LE GRAND COULOIR |
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Cette nouvelle artère est la principale, le
"forum" de l'établissement; tout y converge: à
une extrémité la chapelle; ailleurs les études,
la salle de récréation; les deux escaliers y aboutissent;
les portes des cours, la chambre du P. Préfet, tout y donne. Revue Saint-Michel, juin 1906 |
| L'ESCALIER DE PIERRE |
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Au fond du forum, débouche un superbe escalier
de pierre, à double révolution, qui rappelle un petit
peu les châteaux des contes fantastiques et les entrées
grandi- oses de palais féeriques et terribles. On s'attend
à voir Barbe-Bleue descendre les marches en courant, le poignard
encore rouge du sang de sa septième femme, le regard en feu,
l'air effrayant. Revue Saint-Michel, juin 1906 |
| LA PORTERIE, LE COULOIR, LES PARLOIRS |
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A l'extrémité d'un des bras de la croix
s'ouvre la porte. Cette entrée aussi a son cachet particulier
avec ses trois cintres bas et lourds qui entourent de petites fenêtres
jumelles, bien étroites, bien profondes et tout à fait
romanes. Une inscription dorée: "Collège Saint-Michel
"; et plus bas, près de la poignée: "Entrez
sans sonner". Entrons donc, puisque c'est écrit. Revue Saint-Michel, juin 1906 |
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| 2 octobre 1905 | |
| Sous la pluie battante, des files de voitures s'arrêtent devant la porte du Collège. Les longs corridors illuminés sont remplis d'un va-et-vient affaires des Pères, de parents, d'élèves et de domestiques porteurs de malles. On dirige les pensionnaires sur la salle de récréation; les anciens se reconnaissent, les nouveaux étudient leur monde. Finalement chacun s'en fut coucher. | |
| 11 novembre 1905 | |
| A 4 heures de l'après-midi, au milieu d'une joie exubérante, ces messieurs quittent le Collège pour la première fois, et vont se retremper pendant un jour au sein de la vie familiale. | |
| 22 juin 1906 | |
| Trois fois par semaine, à 5 heures
du matin, tandis que le soleil s'appuie encore à l'horizon, nous
filons à travers les terrains vagues jusqu'aux bains d'Ixelles.
Il vous les faudrait voir, tous ces petits lapins frétillant
dans l'eau fraîche! Naturellement, comme il y a des goulus partout, certains éprouvent le besoin de boire des tasses. A six heures et demie, on apprend ses leçons comme si de rien n'était. |
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| 31 mai 1907 | |
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(La cérémonie dont nous te parlons, d'abord
prévue pour le 1er mai, dut être reportée au 31
mai étant donné les conditions atmosphériques;
une pluie diluvienne rendait impossible toute festivité à
l'extérieur). |
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| 2 novembre 1907 | |
| En descendant de classe, nous avons la joyeuse
surprise de trouver suspendues aux poutres qui bardent la voûte
de l'étude une double rangée de corbeilles à plantes
vertes; cette heureuse innovation est due au P. Beernaert. Cela rompt quelque peu la monotonie ou du moins relève le charme austère de ce lieu travail, transformé ainsi en jardin d'hiver. |
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| 5 avril 1908 | |
| Déménagement virtuel..., le Collège n'est plus au boulevard Militaire. Nous habitons désormais au boulevard Saint-Michel. | |
| 12 mai 1908 | |
| Grande et bonne nouvelle pour les anciens de la rue des Ursulines. Le vieux Saint-Michel sera conservé et, paraît-il, aménagé à neuf. Tous nos meilleurs souhaits de prospérité. | |
| 11 juin 1908 | |
| Bénédiction du bassin. | |
| 20 juillet 1908 | |
| Cérémonies en l'honneur de la pose de la première pierre de l'Eglise. | |
| 9 novembre 1908 | |
| Une douzaine de "grands" trouvant fastidieux le football tel qu'on le joue durant les récréations, demandent et obtiennent la permission de rester dans la grande cour, pour y jouer un "balle au mur"! | |
| 9 Janvier 1909 | |
| Selon sa coutume, le groupe d'amateurs de "balle au mur" se rend sur son terrain, mais il est arrêté par un geste du Père, qui leur déclare que le jeu est interdit jusqu'à la mise en place de treillis protecteurs aux fenêtres du 1er étage. Il paraît que les balles de certains joueurs étaient par trop désastreuses. | |
| 11 janvier 1909 | |
| Encore un nouveau jeu! Apparition des échasses. Avec elles les chutes dans le sable de la cour se font fréquentes, mais peu graves. Chez petits et grands, d'ardentes parties s'engagent. | |
| 14 janvier 1909 | |
| Froid très vif. Dans la cour d'entrée, le P. Feneau nous a préparé une superbe glissoire. Une pancarte porte ces mots: "La glissoire est réservée aux élèves des études. Ils sont priés de la faire respecter." Ils surent le faire et comment. | |
| 16 janvier 1909 | |
| La glissoire se fait peu à peu. Unie déjà comme un miroir, elle se polit encore aux rapides passages des amateurs de vitesse. | |
| 20 janvier 1909 | |
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Le froid se maintient. Le thermomètres baisse encore. La glissoire s'allonge toujours. Elle atteint maintenant une trentaine de mètres. Les voyageurs ont presque le temps de fumer une cigarette ou de lire leur journal durant le trajet. Cela devient du délire: les pères surveillants se mettent de la partie et prennent largement leur part à nos culbutes collectives. Hier, à 6 heures, les petits pensionnaires obtiennent la permission de venir essayer notre belle glace. |
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| 22 février 1909 | |
| La neige est tombée, la gelée l'a durcie. L'on sort les traîneaux a la grande joie de nos cadets. Pendant la récréation, nous obtenons la permission de faire du toboggan sur les pentes abruptes des terrains vagues avoisinant le Collège. On se croirait en Suisse. | |
| 9 octobre 1910 | |
| Les premières volées de "Marie-Edmonde" annoncent que l'église est ouverte aux fidèles. | |
| 11 octobre 1910 | |
| Le nouveau tramway 90 passe devant le Collège. Tant mieux, vive le mouvement! | |
| 29 octobre 1910 | |
| Inauguration de la nouvelle église. Quels changements depuis cette rentrée, cette "entrée" plutôt, de 1905 ! Le Collège a doublé son étendue, doublé sa population; l'aile gauche abrite depuis trois ans, des classes nombreuses, et cette nouvelle église, qu'on n'osait espérer, qu'en songe, se dresse, splendide, prête à recevoir demain l'hôte divin qu'elle attend. Nous l'avons vu bâtir, sous nos yeux, pendant les classes! Par les fenêtres ouvertes nous percevions, avec le bruit monotone et énervant du broyeur, la fumée jaune de la machine! Aujourd'hui, les derniers échafaudages disparus, le monument se déploie, sollicitant les regards et l'admiration. La façade, en pierres de taille bleues et en moellons rosés de la Gileppe, dresse sur le boulevard Saint-Michel, son harmonieuse abside: les frontons et les tourelles sont reliés au reste du bâtiment par des façades latérales en briques. |
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| 17 janvier 1911 | |
| Entrée solennelle dans le nouveau réfectoire: la nouvelle salle est gaie, lumineuse, coupée en deux par de grandes tentures qui séparent les internes des externes. C'est presque le domaine féerique où l'on entend des voix sans voir les personnages. | |
| 6 avril 1911 | |
| M. Bockstael inaugure les nouvelles orgues devant une brillante assistance. M. Widor, l'organiste parisien, lui succède, et nous transporte par sa symphonie gothique vers d'autres âges; tandis qu'accoudé sur la balustrade de la galerie, notre heureux Figaro (Félix Tonsor) s'écrie à la vue de toutes ces opulentes chevelures d'artistes: "Quelles belles coupes de cheveux je pourrais faire ici". | |
| 9 juillet 1912 | |
| Cérémonies de consécration de l'église. | |
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Revue Saint-Michel, de 1905 à
1912
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