| LES ORIGINES |
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Le collège a été
construit pour recevoir les pensionnaires du collège Notre-Dame
de la Paix de Namur dont les locaux trop étroits et les cours
de récréation resserrées ne pouvaient plus suffire
pour une population d'élèves plus que doublée
depuis la fin de la Première guerre mondiale. Claude MASSART, 2002 |
| LE SAINT PROTECTEUR DU COLLEGE, LE BLASON, LA DEVISE |
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Pourquoi saint Paul comme patron
et non un saint jésuite ? Le premier Père recteur, le
père Dutry, comme la paroisse était dédiée
à saint Pierre, a voulu le second pilier de l'Eglise au village. Claude MASSART, 2002 |
| LES CONSTRUCTIONS ET TRANSFORMATIONS, DE 1930 à 1970 |
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Le P. Pickery S. J. écrit en 1930 qu'on peut
attribuer aux bâtiments de Godinne les paroles du psalmiste
"Omnis gloria ejus filiae regis ab intus" : toute
sa beauté est à l'intérieur! (voir
Collèges de la Compagnie. Colleges der Sociëteit van Jezus
(1830-1930), p. 11, ouvrage extrait de Un siècle d'enseignement
libre édité par la Revue catholique des idées
et des faits, 1930). Il est vrai que, vu du dehors, Saint-Paul
ressemble à un blockhaus (" Le bétonnage est le
mode de construction qui a été choisi, pour les avantages
appréciables d'économie et de rapidité qu'on
y a trouvés. Le système adopté est le système
breveté Steven dit du " monolithe creux ". Sans vouloir
enter dans les détails techniques, qu'il suffise de dire que
ce système consiste en ce que les murailles ne sont pas coulées
tout entières en béton, mais qu'on y ménage des
vides de haut en bas, faisant en quelque sorte cheminée et
cet espace est rempli de cendres. Ainsi, toutes les parois, les plafonds
mêmes forment un monolithe creux " plain de cendres ",
plus léger certes que s'il était tout en béton,
séchant plus facilement, offrant moins de sonorité et
dont la solidité est assurée par des armatures de fer,
la composition même des matériaux et d'autres procédés
de construction ". (Voir Collège
Saint-Paul, n°1, Année académique 1927-1928, p.
9-10), à vocation scolaire cependant. En 1938, la seule
construction extérieure est celle du boyau de la mort (les
collégiens, et davantage encore les internes qui restent à
l'école 24h/24, dénomment facilement les lieux qu'ils
fréquentent ou affublent de sobriquets les professeurs qu'ils
subissent. Ainsi, dans l'ancien collège jésuite N-D
à Tournai, un couloir, le 16, tenait surnom parce qu'il était
" treize et trois " ! Le " boyau de la mort , dénommé
ainsi en mai 1915, rappelle un passage mortel de tranchées,
très proches des lignes allemandes, au nord de Dixmude, lors
de la Première guerre mondiale. Le couloir, à St-Paul,
au rez-de-chaussée ne possédait pas de radiateurs et
les élèves le traversaient, en hiver, dans un froid
glacial encore accentué par une porte extérieure)
en 1938, du temps du P. Kerkx, recteur. Claude MASSART, 2002 |
| LES CONSTRUCTIONS ET TRANSFORMATIONS DEPUIS 1970 |
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Le rénové, instauré
en 1970, exige de nouveaux locaux pour des sections nouvelles et aussi
parce que le nombre d'élèves va sérieusement
augmenter. En 1971 les parloirs deviennent des bureaux administratifs
; en 1972, durant les grandes vacances scolaires, un nouveau local
de physique, une salle supplémentaire d'éducation physique,
une classe de technologie et une salle de judo. En 1972, de nouveaux
locaux de sciences sont aménagés (physique, biologie,
chimie et géographie). En 1973, la cour des grands est dotée
d'un préau (1m x 34) (Didier
van den Neucker, (rh. 1976), de la première génération
du rénové, demandait à Monsieur Goidts ce qu'avait
coûté pareil préau. Comme le prix approximatif
donné par M. Goidts lui semblait totalement exorbitant, il
répondit : " À ce prix -là, on aurait bien
fait d'acheter un parapluie à chaque élève !
"). De 1974 à 1977, année
de son inauguration, le collège se dote d'un complexe sportif
(bassin de natation, salles d'entraînement et terrain multi-sports),
le Pavillon se voit surmonté d'octogones, d'une dalle séparant
les chambres des 5e et des 6e ; un couloir surplombant le " boyau
de la mort ", relie à l'étage le Pavillon au collège.
La Grande chapelle est diminuée de hauteur : elle reçoit
une dalle de béton, est trouée en ses flancs et permet
la création des classes de 1ère et de 2ème. Ses
vitraux restent intacts et, en 1977, elle est repeinte et aménagée-
l'autel passe de l'autre côté !- par des membres de la
communauté jésuite sous la direction du P. Defoux. L'ancienne
salle d'Académie des 3èmes latin-grec, aménagée
par le P. Doucet, devient, dès l'instauration d'un option histoire
4h (1977) une classe d'histoire et occasionnellement, selon les buts
pédagogiques poursuivis par certains professeurs, salle de
projection. Claude MASSART, 2002 |
| QUELQUES CHANGEMENTS D'IMPORTANCE |
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Si le collège se transforme
visiblement et de l'extérieur -à l'arrière, seulement-
et de l'intérieur, il évolue également dans ses
structures internes et pas seulement pédagogiques. Claude MASSART, 2002 |
![]()
| 1955 | 3 anciens ordonnés prêtre SJ : J. Misson, L. Caudron (rh. 42)et A. Roberti de Winghe (rh. 42) |
| 1956 | - 5 patros des environs sont dirigés par les aînés |
| - Cyrano de Bergerac avec Pierre Delieu , prof de diction, dans le rôle principal | |
| 1957 | - Participation des aînés au concours colonial scolaire |
| - Procession des rogations dans le parc | |
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- Week-end libre pour les élèves du pavillon (sur proposition des parents) |
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| 1958 | - Knock ou le triomphe de la médecine avec Pierre Delieu, prof de diction, dans le rôle principal |
| - Constitution d'un comité de l'Association des parents. Président : Maître Prignon de Dinant. | |
| - Distribution des prix : quelques scènes de Courteline | |
| - Uniforme des rhétos : veston amarante et écusson du collège à hauteur de la pochette | |
| - Les premières volées de "Marie-Edmonde" annoncent que l'église est ouverte aux fidèles. | |
| 1959 | - Plaques des anciens morts pour la patrie scellée |
| - 12 vitraux non figuratifs de Roger Coppe placés dans la Grande chapelle | |
| 1960 | - Mercredi-Saint: spectacle en ombres chinoises et sono-fil par les 3e: le Judas de Gringnaux |
| - A la Saint-Nicolas, les rhétos font le cadeau d'un vélo au petit domestique du Pavillon | |
| 1961 | - 25e fancy-fair au profit intégral pour les missions |
| - Messe de la rentrée, messe du St-Esprit par deux anciens récemment ordonnés : Jacques Lange S.J. et Henri Mortiaux S. J.(rh. 48) | |
| - Route diocésaine des jeunes à Beauraing (participation d'une vingtaine d'aînés) | |
| - 15 novembre : Fête du roi. Rassemblement au drapeau dans la cour par tout le collège | |
| - Neuvaine à N-D de Lourdes à l'intention du Congo par plusieurs classes | |
| 1962 | Accueil des externes |
| 1970 | - Rénové |
| - Suppression de l'uniforme des rhétos | |
| 1976 | - Complexe sportif |
| - Piscine couverte | |
| 1998 | - Mixité |
| - Mur d'escalade | |
| - Train infor-drogue jusque Aywaille. Classes de 3e aux rhétos. Expérience passionnante. | |
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| LE TOURNANT DES ANNEES 70: LA MISE EN PLACE DU RENOVE |
| Jusque 1969, le collège
ne connaît, dans le secondaire, que la section latin-grec (classes
dédoublées au cycle inférieur, classes uniques
à partir de la 3ème latine, goulot du Pavillon qui compte,
donc, une seule classe de poésie et une seule rhéto).
La baisse de population et le difficile équilibre budgétaire
dans la gestion de l'établissement conduisent le père
provincial à envisager la suppression du collège (Saint-Louis
de Liège, en Outremeuse, dans l'immédiate après-guerre,
et Notre-Dame de Tournai en 1957, ont, été supprimés
par la Compagnie et remis aux diocèses. Cependant, ces fermetures
de collège n'ont pas été causées par des
difficultés financières. Il n'était pas toujours
possible d'ajouter des charges nouvelles et le recrutement jésuite,
sans pour autant fléchir dans ces années-là, ne
permet pas de répondre aux sollicitations légitimes. Les
missions(Kwango, Calcutta) exigent bien des personnes: ainsi au collège
Albert Ier, au séminaire de Kinzambi, aux écoles de Kikwit
et de Makundiga, au collège de Kiniati et à St-Laurent
de Calcutta, pour le développement des Facultés de Namur,
pour Lumen Vitae à Bruxelles (d'après
la revue Echos, février 1949 et avril 1957);
les professeurs réagissent pour lui demander la création
d'une section latin-maths. Cette nouvelle section, qui amène
l'ouverture d'une classe en 1969, sera reconnue et par le Ministère
de l'Education nationale, à la suite d'inspecteurs reconnaissant
le niveau atteint en mathématiques, latin et français
entre autres.
Si des élèves doivent, au cours de ces six ans, admettre qu'ils sont mal orientés, que leur tournure d'esprit et leurs aptitudes ne s'expriment guère par l'étude du latin et du grec, il leur faut alors se diriger vers la section moderne (encore faut-il que ces élèves soient d'esprit mathématique) ou alors vers les techniques ou professionnelles. Choix ou constats plutôt négatifs alors que les moyens d'observation de cet élève ou différentes disciplines pour se connaître et pour dégager ses capacités sont peu étoffés, voir inexistants. L'omnivalence des diplômes, depuis 1964, fait en sorte que la section latin-grec, les humanités anciennes, n'est plus la motivation principale d'autrefois. Tout diplôme d'enseignement secondaire donne le droit d'accéder dorénavant à l'université. Une autre constatation, à la fin des années soixante,-mais on le savait depuis longtemps - consiste à se rendre compte que les acquis universitaires sont rapidement dépassés par les exigences de tout savoir en continuelle évolution. L'étudiant, à la fin de ses humanités, ne peut plus être jugé sur un programme, sur sa parfaite connaissance d'un savoir mais, devra être certifié sur des acquis essentiels en relation avec sa capacité de savoir-faire pour faire face à des situations nouvelles. Il faudra mettre en place de nouvelles structures dans un enseignement qui mette davantage l'accent sur les aptitudes réelles de l'élève, d'une part, dans un éventail suffisamment large d'activités, et il faudra, d'autre part, que les élèves participent eux-mêmes aux décisions importantes de leur propre orientation. Des conseils de classe et des conseils de branches engagent les professeurs également dans la voie de cette rénovation. L'enseignement secondaire sera divisé en trois cycles de deux ans: observation, transition et détermination. Aucun type d'esprit n'est privilégié, chacun doit mener jusqu'au bout se propres exigences, dans un genre de formation qui corresponde à ses capacités, sa tournure d'esprit et sa forme de précision. Lettres, mathématiques, sciences, expression artistique, technique, option d'éducation physique, sont autant de voies d'accès valables à l'enseignement supérieur et de moyens pour la rigueur, pour le sens critique, pour le goût du travail, pour la persévérance dans l'effort et pour la créativité que cet enseignement supérieur requiert et va requérir de plus en plus. Dès la 1ère année, les élèves choisissent, en plus d'une formation commune, deux heures d'activités complémentaires et, la seconde année, il leur faut opter pour 9 heures d'options fondamentales et complémentaires. Aux cycles de transition (3e et 4e) et de détermination (5e et 6e), les options se précisent ou se confirment de plus en plus à l'intérieur d'un horaire de 36 heures semaine possibles. Ces options permettent à l'élève d'exercer ses capacités, en toute rigueur et motivation, afin d'exceller dans sa forme d'esprit (Un élève de la première génération du rénové (1970-1976)a suivi, en options principales, des cours de grec et de mathématiques fortes, sans le latin. Voilà un choix bien personnalisé. Il va de soi que l'horaire ne permettra pas automatiquement n'importe quel choix d'options principales. La " grille " des options canalise, dans une certaine mesure les choix des élèves). Cette structure même de l'enseignement va de pair avec un engagement et une responsabilité plus grande confiée à l'élève. "Les bâtiments eux-mêmes témoignent de l'expansion qu'entraîne cette première rénovation. Ils s'avèrent vite insuffisants ou mal adaptés. Le nouveau régime des études exige que soient installés des laboratoires de langues et de sciences, des salles d'accueil de professeurs et d'élèves, que soient équipées des salles audio-visuelles et des complexes d'éducation physique". (voir Maurice PILETTE, La rénovation des études, p. 260 dans Les jésuites belges (1542-1992). 450 ans de Compagnie de Jésus dans les Provinces belgiques, éd. aesm, 1992). Le père Ferdinand Lambert ; directeur de 1969 à 1976, est le pionnier de cet enseignement qu'il met en place à St-Paul, premier collège jésuite francophone à suivre cette réforme. Le père prend son bâton de pèlerin pour expliquer en Wallonie et à Bruxelles l'esprit et les structures nouvelles du rénové. En 1975, le Père provincial se déclare favorable à " cette rénovation des études, au nom de la démocratisation de l'enseignement, des valeurs relationnelles et de l'ouverture sociale qu'elle permet d'instaurer, au nom aussi de nouvelles formes de culture qu'elle promeut " (voir Maurice PILETTE, La rénovation des études, p. 261 dans Les jésuites belges (1542-1992). 450 ans de Compagnie de Jésus dans les Provinces belgiques, éd. aesm, 1992). Les autres collèges de la province francophone instaureront peu à peu cet enseignement de Type 1, non sans tension parfois de la part des professeurs ou des parents, même d'un ancien recteur des Facultés de Namur qui écrivit des articles accusateurs dans le journal local et qui ne voulut jamais mettre les pieds au collège par peur de constater que les exigences étaient toujours bien présentes et par peur, sans doute, d'avoir à réviser son jugement! Claude MASSART, 2002 |
| LES AVATARS DU RENOVE |
| De 1975 à 1986,
des arrêtés relatifs à l'organisation de l'enseignement
se succèdent. La scolarité obligatoire est prolongée
jusqu'à l'âge de 18 ans (1983). De nombreuses restrictions
budgétaires, sous le couvert de réformes et de recentrages
pédagogiques, vont mettre à mal cet enseignement de Type
1. En 1982, le ministre libéral Bertouille ramène l'horaire
des élèves de 36 heures possibles à 32 heures obligatoires,
et " sort " les conseils de classe et l'heure de direction
de classe de l'horaire des professeurs en l'augmentant, en plus, d'une
heure. La guidance et la réflexion méthodologique en prennent
un coup !`En 1986, les mesures de Val-Duchesse soustraient vingt milliards
de francs à l'enseignement ! En 1989, un an après sa communautarisation,
de nouvelles restrictions budgétaires sèment le désarroi
et la révolte dans les milieux enseignants ; le secteur non-marchand
de la société, dont l'école, est franchement entamé.
Une loi de financement étrangle l'enseignement dans un carcan
budgétaire. Revendications, manifestations et grèves s'ensuivent
à partir d'avril 1990. Les mesures du ministre socialiste di
Rupo, en 1995,visent à ce que chaque établissement calcule
son capital périodes/horaires suivant son nombre d'élèves
: des options passent à la trappe, des horaires de professeurs
aussi (c'est le fameux NTPP (capital
de périodes en fonction des élèves). Au début
de la mise en place du rénové, il était possible
que l'élève en difficulté puisse suivre des cours
de rattrapage (en français et en mathématiques surtout).
Ces heures se sont effacées aussi car le capital/périodes
ne permet plus d'instaurer cette remédiation. Qu'on ne vienne
pas alors proclamer que l'on poursuit des buts essentiellement pédagogiques
dans les réformes successives des gouvernements ! C'est vouloir
tromper les citoyens). En février
1996, de nouveaux mouvements de grève éclatent : les normes
nouvelles décrétées par la ministre socialiste
Laurette Onckelinkx visent encore à restreindre ce capital/périodes
en fonction des élèves ! Trois mille emplois sont supprimés
(différentes mesures entraîneraient
des explications bien trop techniques. Contentons-nous de prendre, à
titre d'exemple, une norme fallacieuse. En 1999, on dote chaque établissement
scolaire d'une salle informatique par l'équipement d'ordinateurs.
Cette disposition gouvernementale, à priori fort positive, ne
s'accompagne pas d'un traitement de professeur qui serait chargé
de cette salle, ni de moyens financiers pour l'installation et la maintenance
de l'équipement. À chaque école de puiser dans
ce capital/périodes et dans ses propres ressources pour y subvenir.
Ce qui apparaît très positif popur l'opinion publique l'est
beaucoup moins sur le terrain ! Qu'on ne vienne pas alors proclamer
que l'on poursuit des buts essentiellement pédagogiques dans
les réformes successives des gouvernements ! C'est vouloir tromper
le citoyen)! À l'heure actuelle, non
seulement le nombre des élèves, établi à
la fin d'octobre de l'année précédente, fixe le
nombre d'heures de cours possibles-suivant un calcul très complexe-,
mais encore certains cours ne peuvent être poursuivis au-delà
de trois ans que si un certain nombre d'élèves y assistent,
capital/périodes ou non.
Que reste-t-il actuellement des mentalités nouvelles et des structures originelles du rénové ? L'esprit que développe cet enseignement demeure indubitablement. L'élève se révèle plus autonome dans son orientation, en découvrant, par le cycle d'observation, ses capacités et sa forme d'esprit. Quant aux structures, si l'ossature reste, si le choix des options a été franchement raboté par des normes, sous le couvert hypocrite d'une volonté de pédagogie audacieuse et généreuse, elles ne permettent plus les options principales diversifiées et certaines complémentaires, ont été, tout simplement, supprimées. Les classes, en général, sont devenues plus nombreuses sans aucun doute : ainsi un cours de langue moderne se donne parfois avec plus de trente élèves ! Le refinancement de la Communauté française a été négocié aux accords de la Saint-Polycarpe au début de l'année 2002 mais ses effets ne seront d'application qu'en 2004 ! L'avenir dira si le gouvernement de la Communauté, à cette date, vise le bien des élèves par des modalités pédagogiques réelles ou une fois encore par de la poudre aux yeux, comme on y a été habitué dans un passé récent. Depuis septembre 2001, le gouvernement de la Communauté française impose à toutes les écoles une véritable révolution culturelle. Tous les programmes et tous les objectifs pédagogiques ont été réécrits en vue d'instaurer l'apprentissage par compétences disciplinaires et transversales. On pourrait définir une compétence comme un ensemble de savoirs, savoir-faire et savoir-être transférables, c'est-à-dire permettant d'accomplir un certain nombre de tâches. Voilà un nouveau chantier de taille pour l'avenir ! Claude MASSART, 2002 |